Perles & Co : perles, accessoires & schèmas
10/02/2008
Boire ou conduire : il faut choisir, ne devenez pas un assassin

 

 

 

SÉCURITÉ ROUTIÈRE

 


L’alcool tue toujours autant sur la route

«Dans les accidents mortels, la part des conducteurs avec une alcoolémie supérieure au taux légal demeure à un niveau alarmant » : c’est le constat des spécialistes en sécurité routière et des experts en alcoologie dans leur rapport « L’alcool sur la route : état des lieux et propositions ». En effet, la très forte diminution, de l’ordre de 40 %, du nombre des accidents et des tués dans les cinq dernières années est essentiellement liée à la forte baisse de la vitesse des véhicules ; aucun progrès spécifique attribuable à l’alcool n’a été observé durant le même temps, malgré les nombreuses actions menées contre l’alcool au volant. Ainsi, dans les accidents mortels, la part des conducteurs avec une alcoolémie illégale ( 0,5 g/L) n’a guère varié. Elle se maintient entre 16 et 17 % depuis dix ans, alors que la consommation d’alcool, en population générale,a diminué de 11 % de 2001 à 2005.

Des faits alarmants
Le phénomène de l’accidentalité avec alcool est caractérisé par un effet fortement multiplicateur. Si les conducteurs circulant en état d’alcoolisation illégale sont plutôt rares, de l’ordre de 1 à 2 %, le facteur alcool représente une part évitable de 25 % des accidents mortels. Les alcoolémies observées dans les accidents de la route sont

majoritairement très au dessus du taux légal : dans les accidents mortels, l’alcoolémie moyenne des conducteurs impliqués est de 1,8 g/L, et plus de 80 % des conducteurs sont au-dessus de 1,2 g/L. Par ailleurs, si l’alcool au volant est concentré la nuit et le week-end, il n’est pas limité aux sujets jeunes mais concerne toutes les tranches d’âge jusqu’à 65 ans. Les 15- 24 ans sont d’ailleurs moins concernés par des alcoolémies de plus de 2 g/L que les autres classes d’âge dans les accidents corporels. Le problème de l’alcool au volant ne se limite donc pas à « l’alcool des jeunes, à la sortie des boîtes de nuit ». L’alcoolisation excessive régulière contribue fortement à l’accidentalité routière sous alcool. Enfin, l’alcool au volant est très lié à la conduite sans permis : pour les accidents corporels, le pourcentage des conducteurs «alcoolisés » sur l’ensemble des conducteurs impliqués, ayant eu leur permis invalidé ou suspendu, est de près de 40 %, contre moins de 5 % pour les conducteurs avec permis. Cette part s’élève même à 70 % dans les accidents mortels.

Des propositions concrètes
Pour les experts, l’abaissement de l’alcoolémie légale, souvent préconisé, n’apparaît pas être la bonne solution : « c’est une mesure facile à décider mais
difficile à appliquer, d’efficacité limitée et surtout qui n’apporte pas de réponse au problème principal du traitement des alcoolémies élevées ». La priorité est donc le renforcement du dispositif actuel pour aboutir à un meilleur respect de la réglementation. Ce renforcement passe d’abord par une meilleure collaboration entre tous les acteurs impliqués – les secteurs sanitaire et médico-social, la justice, les préfectures, les forces de l’ordre –, mais aussi par un investissement dans un programme d’études visant à identifier les pratiques efficaces afin de les diffuser.
Les experts préconisent donc un ensemble de mesures sur des thèmes très variés : communication, éducation routière, actions locales de prévention, contrôles préventifs, action des préfectures en matière de permis de conduire, action de la justice et suivi médico-social. Les principales ont été reprises par le Conseil national de la sécurité routière.


1. L’alcool sur la route : état des
lieux et propositions. Comité des
experts de la sécurité routière.
2007.
www.securiteroutiere.equipement.
gouv.fr/cnsr

 

 

 

 

 

 

 

 

posté par HARMONY le 10/02/2008 | à: 10:28 Relais solidarité : messages à faire suivre
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