Le 16 novembre prochain à 20h40,
à l’occasion des 99 ans de Sœur Emmanuelle,
France 5 proposera un documentaire exceptionnel
sur la fondatrice de l’Association Asmae
"Sœur Emmanuelle, le cœur et l'esprit."
J'ai regardé l'émission diffusée
ou rediffusée dimanche matin,
parmi ses propos, extrêmement cohérents,
j'ai retenu une phrase toute simple :
"Je chante faux avec ma bouche,
alors je chante juste avec mon coeur"
et elle entonna une chanson
que me chantait ma Nénain :
Au ciel, au ciel, au ciel, j'irais la voir un jour...
Il s'agit de la Vierge Marie, hélàs je n'ai plus le texte,
merci si quelqu'un ou quelqu'une peut me le communiquer."
Sœur Emmanuelle
née Madeleine Cinquin le 16 novembre 1908 à Bruxelles, Belgique
"Elle est surtout connue pour ses oeuvres caritatives en Egypte, auprès des enfants, vivant dans les bidonvilles avec les plus pauvres des pauvres, au Caire."
Biographie
Elle partage ses années d'enfance et de jeunesse entre Paris, Londres et Bruxelles, lesquelles sont marquées par la mort de son père, noyé sous ses yeux sur la côte d'Ostende lorsqu’elle a 6 ans.
A 20 ans Madeleine Cinquin décide de rentrer au couvent malgré l'opposition de sa mère. A 23 ans, après des études de sciences philosophiques et religieuses, elle prononce ses vœux de religieuse dans la Congrégation Notre-Dame de Sion et devient Sœur Emmanuelle.
Elle enseigne les lettres au Lycée Notre Dame de Sion à Istanbul en Turquie et ensuite en Tunisie. Tout au long de ces années, elle ressent le désir de se mettre au service des exclus. Elle sensibilise ses élèves, de condition aisée, aux difficultés des populations démunies de leur pays. Elle enseigne à Alexandrie et s’attache beaucoup à l’Égypte.
En 1971, à l’âge de la retraite, elle décide de partager la vie des plus pauvres, les chiffonniers du Caire, en Égypte. Guidée par ses valeurs : la foi en l'Homme, le Respect de l'autre et la Justice, elle parvient à s'intégrer dans leur communauté.
En travaillant en collaboration avec les chiffonniers, elle contribue à améliorer leurs conditions de vie. Ses priorités vont à la santé et à l’éducation des enfants. En quelques années, des dispensaires, des écoles et des jardins d'enfants sont construits.
Elle rencontre en 1976 Sarah Ayoub Ghattas (sœur Sarah), alors jeune et dynamique supérieure d'un couvent copte orthodoxe, francophone, issue d'une famille de la bourgeoisie qui la rejoint et devient l'âme de la communauté. Grâce à sœur Sarah, « la maison étant tenue », sœur Emmanuelle peut parcourir le monde pour récolter des fonds grâce à ses dons d'oratrice et sa personnalité chaleureuse.
Pour la soutenir dans ses actions, elle fonde sa propre association, en 1980 : Asmae-Association Sœur Emmanuelle. Pragmatique, elle veut professionnaliser ses actions et assurer sa relève. Sous son impulsion, l'association développe ses actions dans d'autres pays.
En 1993, à la demande de ses supérieures, Sœur Emmanuelle quitte définitivement l'Égypte et rejoint sa communauté en France. Elle continue de se battre pour plus de solidarité. Elle écrit des livres (Chiffonnière avec les chiffonniers, Richesse de la pauvreté, Vivre, à quoi ça sert ?), rencontre des jeunes dans les lycées et les écoles, s'occupe également de l'association Les Amis de Paola en aide aux SDF et donne des conférences aux côtés de son association pour sensibiliser le public à l'engagement solidaire.
Parallèlement, Sœur Emmanuelle continue à donner « un souffle » à son association. Elle lui transmet ses principes d'actions qui sont chaque jour mis en pratique sur le terrain. « éduquer un homme c'est éduquer un individu, éduquer une femme, c'est éduquer un peuple ».
On oppose parfois son caractère exubérant (et son franc-parler) à la discrétion de sa contemporaine Mère Teresa, qui occupait des fonctions similaires à Calcutta. Il est de fait que si ces deux religieuses, toutes deux très médiatisées, ont effectué des actions très comparables, chacune l'a fait en rapport avec sa personnalité propre.
Le 1er janvier 2002, Sœur Emmanuelle est promu au grade de Commandeur de la Légion d'honneur.
Depuis 1993, elle vit dans une maison de retraite, le Pradon, sur la commune de Callian dans le département du Var.