Rencontre avec Wolf-Hervé Fridman, éminent spécialiste en cancérologie et directeur d'un des plus grands centres de recherche français… Ce patricien, doublé d'un chercheur hors pair est un "cancérologue" heureux :
"Il y a aujourd'hui plusieurs bonnes nouvelles en matière de cancers féminins ! La meilleure est le fameux vaccin contre les virus du papillomavirus 16 et 18 (remboursé par la Sécurité sociale en France depuis le 12 juillet 2007), Les agents responsables du cancer de l'utérus, mais également d'hyperplasie et autres dysplasies. Ces sales bestioles qui se transmettent par voie vénérienne provoquent un cancer du col de l'utérus –et très souvent de décès, dans le monde entier, et plus particulièrement dans les populations les plus fragiles."
W.-Hervé Friman ne cache pas sa joie :
"Ce cancer devrait bientôt être éradiqué de la planète, sinon fortement diminué",
et de rappeler que l'Administration Bush avait freiné des deux pieds l'agrément AMM de ce vaccin sur son territoire pour cause
"d'amoralité"…
Vive les frottis, mamo et palpations !
Les autres bonnes nouvelles quant au cancer de madame concernent le très féminin cancer du sein.
"On peut aujourd'hui prédire ce cancer.".
En effet, dans un contexte d'hérédité forte, un test permet désormais de révéler l'existence d'un risque accru de développer un cancer de type BRCA. Et après ?
"Les nord-américains enlèvent les deux seins, ici, en Europe, on a plutôt tendance à tout mettre en place pour un diagnostic le plus précoce possible."
W. Hervé Fridman salue ensuite les efforts engagés sur le dépistage en rappelant :
"qu'un cancer du sein a près de 100 % de chances d'être guéri si il est pris au stade localisé".
Donc, faites-vous dépister, mesdames, d'autant que tout est en place pour nous y aider. Et surtout après 50 ans, car comme le rappelle le Professeur Fridman :
"l'incidence du cancer féminin est inversement proportionnel
aux visites chez le gynécologues"…
A nous donc les frottis, palpation et les mammographies régulièrement !
"On a une main pleine de moyens
pour le traiter s'il est dépisté tôt !"
assure le Pr Fridman. Et d'énumérer le fait que les seins sont "accessibles", qu'ils ne sont pas des organes vitaux, que la radiothérapie et la chimio sont efficaces, qu'ils sont récepteurs d'hormones, et donc un parfait champs d'application pour cette nouvelle génération de traitements inhibiteurs dits "ciblés", comme le tout récent Herceptine par exemple.
http://www.cancer-sein.net/front/accueil.php