Journée de commémoration de
L'abolition de l'esclavage
L'HOMME NAIT LIBRE !
L'esclavage existe depuis la nuit des temps,
Grèce, Rome, Egypte...........
A partir du XVe siècle
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1441 : Des navigateurs portugais ramènent les premiers esclaves au Portugal 1454 : Le Pape Nicolas V autorise le roi du Portugal à pratiquer la traite 1492 : Christophe Colomb fait son voyage transatlantique, des africains sont embarqués dans les caravelles dès le second voyage 1518 : Charles Quint autorise la traite et l’esclavage 1537 : Le Pape Jules III condamne toute mise en doute de la pleine humanité des Indiens 1550 : Charles V affranchit tous les esclaves des Indes occidentales 1570 : Le roi du Portugal interdit la réduction des Indiens à l’esclavage 1620 : Premières arrivées d’esclaves africains dans les colonies continentales africaines 1626 : Autorisation accordée pour déporter quarante esclaves nègres à l’île de saint Christophe (colonie française d’outre-mer) 1642 : Louis XIII autorise la traite 1643 : Première expédition française officiellement reconnue : l’Espérance de la Rochelle revient avec de Saint Christophe 1670 : Colbert accorde la liberté du commerce avec les îles 1672 : Première expédition négrière de Bordeaux (le Saint Etienne – de- Paris) 1673 : Création en France de la Compagnie du Sénégal qui conduit des africains aux Antilles et à la Guyane 1678 : 27 000 esclaves sont présents aux Antilles françaises 1684 : Création en France de la Compagnie de Guinée qui conduit des africains aux Antilles et à la Guyane 1685 : Promulgation par Louis XIV du Code Noir en France 1688 : Première expédition négrière de Nantes (la Paix) 1688 : Première expédition négrière de Saint Malo (le Pont d’Or) 1701 – 1713 : La France récupère l’asiento (exclusivité de la fourniture d’esclaves noirs pour les colonies espagnoles) 1713 : L’Angleterre obtient l’asiento 1716 : Permission royale de faire « Librement le commerce des esclaves »accordée à Rouen, La Rochelle, Bordeaux, et Nantes 1725 : Fin du monopole effectif, la traite privée est libre en échange de droits payés 1726 : Saint Domingue compte 100 000 esclaves pour 130 000 habitants 1734 : Abolition en Hollande des privilèges sur la traite sauf en Guyane 1738 : Déclaration royale limitant le séjour des esclaves noirs en France à trois ans. 1749 : Quarante-quatre expéditions négrières quittent Nantes pour l’Afrique 1750 : Certains protestants, les Quakers ; certains philosophes : Montesquieu, Rousseau, Condorcet, s’indignent contre la traite et l’esclavage 1767 : En France, liberté totale de la traite sans droits à payer 1770 : Les Quakers interdisent à leurs membres la possession d’esclaves 1777 : Le Vermont (USA) décrète l’abolition graduelle de l’esclavage 1777 : L’île de France (île Maurice) compte 25150 esclaves sur 29760 habitants 1778 : Interdiction des mariages mixtes en France 1784/1785 : Deux ordonnances royales limitent les mauvais traitements infligés aux esclaves et prévoient des peines pour leurs auteurs 1787 : Création de la société anti-esclavagiste (avec Wilberforce et Clarkson) à Londres 1788 : Création à Paris de la Société des Amis des Noirs 1789 : France – Déclarations Droits de l’homme et du citoyen : Art 1 – « Les hommes naissent libres et égaux en droit » 1789 : 700 000 esclaves aux Antilles françaises, première insurrection en Martinique 1791 : Troubles à la Martinique, à la Guadeloupe - en août révolte des esclaves de Saint-Domingue (Haïti). 1793 : Abolition de l’esclavage à Saint-Domingue (Haïti). 1794 : décret de la Convention abolissant l’esclavage en France 1795 : Révolte des esclaves à Grenade, à St Vincent, à la Jamaïque 1796 : Aux Mascareignes, les colons n’appliquent pas l’abolition et renvoient les commissaires de la République 1802 : Bonaparte rétablie en France l’esclavage dans les colonies françaises conformément à la législation antérieure à 1789. 1803 : Mort de Toussaint Louverture au Fort de Joux 1803 : Interdiction de la traite négrière par le Danemark. 1804 : Proclamation de l’indépendance d’Haïti 1806 : Révolte des esclaves à Trinidad 1806 : Loi anglaises interdisant l’introduction de nouveaux esclaves dans les colonies conquises 1807 : Troubles à la Martinique 1807 : Interdiction de la traite négrière par la Grande-Bretagne Et de l’importation de captifs et esclaves par les Etats-Unis. 1814 : Interdiction de la traite négrière par les Pays-Bas. 1814 : La France récupère la Guyane, Martinique, Guadeloupe, Sénégal et La Réunion, et les comptoirs des Indes. Elle y maintient l’esclavage 1814 : Le Pape Pie VII condamne « Le commerce des noirs » 1815 : Les puissances européennes s’engagent à interdire la traite négrière au Congrès de Vienne (Grande-Bretagne, France, Autriche, Russie, Prusse, Suède, Portugal). 29 Mars : décret de Napoléon Ier, pendant les Cent Jours, interdisant la traite négrière. 1817 : Louis XVIII signe une ordonnance interdisant la traite en France, démarrage de la traite illégale jusque vers 1830 1817 : Abolition de l’esclavage en Argentine 1818 : première loi française interdisant la traite négrière. 1821 : Création à Paris de la Société de la Morale Chrétienne et, en 1822, de son Comité pour l’abolition de la traite et de l’esclavage. 1821 : Abolition de la traite et de l’esclavage au Pérou 1823 : Abolition de l’esclavage au Chili. 1826 : Abolition de l’esclavage en Bolivie. 1827 : deuxième loi française interdisant la traite négrière. 1829 : Abolition de l’esclavage au Mexique. 1830 : Abolition de l’esclavage en Uruguay et en Bolivie 1830 : Dernière expédition négrière nantaise reconnue : la Virginie 1831 : troisième loi française interdisant la traite négrière. 1831 : Accord franco-anglais pour le contrôle de la traite illicite 1833 – 1838 : Abolition de l’esclavage dans les colonies britanniques des West Indies, en Guyane britannique, à l’Ile Maurice. 1834 : Création à Paris de la Société Française pour l’Abolition de l’Esclavage. 1839 : Création à Londres de la British and Foreign Anti-Slavery Society 1839 : Le Pape Grégoire XVI condamne officiellement la traite négrière 1840 /1841 : second voyage de Victor Schoelcher dans les Caraïbes 1844 : Abolition de l’esclavage au Paraguay 1846 – 1848 : Abolition de l’esclavage dans les colonies des îles Vierges danoises. 1846 : Abolition de l’esclavage en Tunisie. 1847 : Abolition de l’esclavage dans la colonie suédoise de Saint-Barthélemy. 1848 : les esclaves des colonies hollandaises de St Martin, St Eustache et Saba se libèrent 1848 : (27 avril) Abolition de l’esclavage dans les colonies françaises. 1849 : Dernier navire négrier français soupçonné : le Tourville aurait débarqué des esclaves au Brésil 1850 : Fin officielle du trafic d’esclaves au Brésil 1851 : Abolition de l’esclavage en Colombie. 1852 : Premiers décrets français pour le recrutement de travailleurs libres sur contrats en Afrique puis en Inde, pour les colonies caraïbes. 1853 : Abolition de l’esclavage en Argentine. 1854 : Abolition de l’esclavage au Venezuela. 1855 : Abolition de l’esclavage au Pérou. 1863 : Abolition de l’esclavage dans les colonies néerlandaises des Caraïbes et en Insulinde. 1863 – 1865 : Abolition de l’esclavage aux Etats-Unis. 1866 : Décret espagnol interdisant la traite négrière. 1873 : Abolition de l’esclavage dans la colonie espagnole de Porto Rico. 1876 : Abolition de l’esclavage en Turquie. 1885 : mesures relatives à la répression de l’esclavage en Afrique prises lors de la Conférence de Berlin. 1880 – 1886 : Abolition progressive de l’esclavage à Cuba. 1888 : Abolition de l’esclavage au Brésil. 1890 : Conférence de Bruxelles sur l’esclavage en Afrique. 1896 : Abolition de l’esclavage à Madagascar. 1924 : Création par la Société des Nations (SDN) d’une Commission temporaire de l’esclavage. 1926 : adoption par la SDN de la Convention relative à l’esclavage. 1930 : Convention sur le travail forcé du Bureau international du Travail. 1948 : Déclaration universelle des droits de l’Homme adoptée par l’ONU. 1949 : Adoption par l’ONU de la Convention pour la répression de la traite des êtres humains et de l’exploitation de la prostitution d’autrui. 1956 : adoption par l’ONU de la Convention supplémentaire relative à l’abolition de l’esclavage, de la traite des esclaves et des institutions et pratiques analogues à l’esclavage. 1957 : Convention concernant l’abolition du travail forcé de l’Organisation internationale du Travail. 1963 : Abolition en Arabie Saoudite 1974 : Création à l’ONU du Groupe de travail sur les formes contemporaines de l’esclavage dans le cadre de la Commission des droits de l’homme. 1980 : Abolition de l’esclavage en Mauritanie. 1988- 1992 : Loi d’abolition au Pakistan 1989 : Les Nations Unies adoptent la Convention des droits de l’enfant. 2000 Entrée en vigueur de la Convention de l’OIT sur « l’interdiction des pires formes de travail des enfants ». 2000 : (décembre) la Charte des droits fondamentaux de l’Union Européenne interdit l’esclavage, le travail forcé et la traite des êtres humains. 2001 : promulgation de la loi française « reconnaissant la traite et l’esclavage (des XVe - XIXe siècles) en tant que crime contre l’humanité ». 2001 - septembre la Conférence mondiale des Nations Unies contre le racisme la discrimination raciale, la xénophobie et l’intolérance qui y est associée. (Durban, Afrique du Sud) reconnaît « l’esclavage et la traite négrière transatlantique comme crime contre l’humanité ». 2004 : Décret en France instituant le Comité pour la Mémoire de l’Esclavage 2006 : En France, le 10 mai est institué journée de commémoration de l’abolition de l’esclavage.
Entre textes et réalité, malheureusement il y a un fossé!
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Esclavage moderne
Les différentes formes d'esclavage moderne
Ainsi, malgré les progrès incontestables en matière de textes légaux ou de conventions internationales,les situations d'asservissement restent nombreuses dans le monde.
L'Organisation des Nations unies estime qu'il y aurait aujourd'hui 200 à 250 millions d'esclaves adultes à travers le monde auxquels s'ajouteraient 250 à 300 millions d'enfants de 5 à 14 ans.
Ces chiffres recouvrent toutefois des situations très diverses :
L'esclavage classique et ses réminiscences contemporaines
L'esclavage classique perdure toujours aujourd'hui, bien qu'officiellement aboli dans tous les pays du monde depuis plus de 20 ans. Certains auteurs font état de rumeur concernant la persistance de marchés aux esclaves dans certains pays, notamment au Soudan et en Mauritanie l'on estimait qu'en 1994 11 millions d'habitants, soit 45% de la population, sont esclaves, ou dans les pays du Golfe Persique.
La traite d'esclaves
Fortement liée à l'esclavage traditionnel, la traite d'esclaves existe encore aujourd'hui. On peut la définir comme le déplacement ou le commerce d'êtres humains, à des fins commerciales, par la force ou la ruse.
Ce sont le plus souvent les femmes et les enfants qui sont victimes de ces pratiques.
Les migrantes sont ainsi forcées à travailler comme employées de maison ou comme prostituées.
Des statistiques officielles américaines d'avril 2002 estiment qu'environ 700 000 personnes feraient l'objet de traite entre 2 pays chaque année, ces chiffres excluent donc la traite à l'intérieur d'un pays.
La traite peut servir à alimenter des filières de prostitution dans le monde entier :
on estime à 2 millions le nombre d'esclaves prostitués en Thaïlande, pour répondre notamment aux besoins du tourisme.
"J'ai publié le tourisme culturel oui, le tourisme sexuel, non".
La traite sert également à alimenter des ateliers de production et des activités économiques, ainsi en Afrique de l'Ouest,
des enfants sont recrutés pour du travail dans des conditions d'exploitation,
et sont ainsi transportés clandestinement dans l'ensemble de la région.
En Chine et au Viêt Nam, des femmes sont emmenées dans des îles du Pacifique pour y travailler dans des ateliers clandestins à la fabrication de produits destinés au marché nord américain.
Au Mexique, des hommes font l'objet de traite et sont emmenés aux États-Unis pour y travailler dans des exploitations agricoles.
Les enfants sont des victimes importantes de la traite moderne, aussi bien pour être exploités comme travailleurs que comme esclaves sexuels.
Selon le BIT et Interpol on peut distinguer 5 grands courants internationaux d'enfants destinés à la prostitution :
de l'Amérique Latine vers l'Europe et le Moyen-Orient ; d'Asie du Sud et du Sud-Est vers l'Europe du Nord et le Moyen-Orient ; de l'Europe vers le monde arabe ; d'Afrique noire vers l'Europe, le Canada et le Moyen-Orient ; et enfin le trafic transfrontalier à l'intérieur de l'Europe.
La traite d'êtres humains est toutefois à distinguer de ce que font les passeurs.
La traite implique l'usage de la force ou de la tromperie, dans le but de réduire en esclavage alors qu'un passeur aide à franchir une frontière en échange d'une rémunération. Dans certains cas, les deux phénomènes peuvent toutefois être liés et difficiles à distinguer l'un de l'autre ( servitude pour dettes).
La servitude pour dettes
La servitude pour dettes touche plus de 20 millions de personnes dans le monde. Les circonstances qui conduisent à de telles situations sont diverses :
emprunt destiné à financer un traitement médical, une dot, etc.
L'emprunteur est ensuite astreint à travailler sans congé pour le compte du prêteur jusqu'au remboursement de la dette.
Les rémunérations étant toujours très basse, il arrive régulièrement que la dette ne soit pas éteinte avant le décès de l'emprunteur et passe ainsi aux générations suivantes.
D'autres personnes peuvent s'être engagées à payer leur entrée clandestine dans un pays par leur travail jusqu'à ce que leur dette soit remboursée.
Toutefois les "salaires" sont tout juste suffisants pour survivre,
si bien que le remboursement peut s'étendre sur des années.
La servitude pour dette est théoriquement abolie dans le monde entier, toutefois cette pratique est encore généralisée dans certaines régions du monde.
Ainsi l'Inde a aboli la servitude pour dette en 1975, sous l'impulsion d'Indira Gandhi et le Pakistan a voté une loi en ce sens en 1992,pourtant ces législations demeurent peu appliquées.
Le Comité Contre l'Esclavage Moderne estime à plusieurs dizaines de milliers de personnes en France contraintes de travailler dans des ateliers clandestins pour rembourser une dette exorbitante contractée le plus souvent pour prix de leur entrée dans le pays.
Le travail forcé
Le travail forcé constitue sans doute la forme la plus connue de l'esclavage moderne, entre autres parce que c'est la plus répandue dans les pays occidentaux.
On parle de travail forcé lorsque des personnes sont recrutées dans l'illégalité par des États, des partis politiques ou des particuliers, et forcées à travailler pour eux,
le plus souvent sous la menace de sévices ou d'autres punitions.
D'après les estimations du Comité Contre l'Esclavage Moderne,
quelques milliers de jeunes domestiques seraient "employées" illégalement en France dans des conditions d'asservissement.
Ces situations d'esclavage se caractérisent notamment par une confiscation des papiers d'identité,des horaires de travail pouvant aller jusqu'à 21 heures par jour, 7 jours sur 7 pour des rémunérations faibles ou nulles,
le tout pouvant être accompagné de brimades physiques et d'abus sexuels.
Des études montrent que ce type de travail forcé en Franceconcerne principalement des victimes originaires d'Afrique et d'autres pays pauvres.
Les tortionnaires appartiennent aussi bien aux catégories socioprofessionnelles supérieures qu'à des classes plus modestes et sont le plus souvent originaires du même pays que la victime. Les victimes sont parfois même exploitées par des membres de leur famille.
Le travail des enfants
Le travail des enfants est considéré comme de l'esclavage lorsqu'il se fait dans des situations dangereuses ou impliquant exploitation.
Selon le Bureau international du travail,
250 millions d’enfants de 5 à 14 ans travailleraient actuellement dans le monde, dont 50 à 60 millions dans des conditions dangereuses.
On trouve par exemple en Inde,
des enfants travaillant dans des fabriques de verre non aérées auprès de fourneaux dont la température approche les 1 600 °C.
En Tanzanie certains travaillent 11 heures par jour dans les plantations.
Des usines de tapis en Inde ou au Pakistan,sont accusées de faire travailler des enfants jusqu’à 20 heures par jour, 7 jours sur 7.
Dans le meilleur des cas, ces enfants sont sous-payés, mais la plupart d’entre eux ne reçoivent pas de salaire pour leur peine, et certains sont parfois victimes de mauvais traitements.
Sur les 250 millions d’enfants qui travaillent – pour la moitié d’entre eux à temps plein –
61 % vivent en Asie (dont un million dans le commerce du sexe),
32 % en Afrique et près de 7 % en Amérique latine.
Deux millions de jeunes sont aussi concernés en Europe,notamment en Italie, en Allemagne, au Portugal et au Royaume-Uni.
D'après le Sunday Telegraph,
des centaines d'enfants arrivent chaque année en Grande-Bretagne pour travailler dans les restaurants, les ateliers textiles ou pour se prostituer.
Ils viennent d'Asie, d'Afrique et d'Europe de l'Est.
Selon un rapport de l'organisation Human Rights Watch, des dizaines de milliers de très jeunes adolescents, souvent originaires du Mexique ou des pays « latinos », travaillent aux États-Unis, principalement dans les fermes des États du Sud.
Les autres formes d'esclavage moderne
D'autres formes d'esclavage et d'exploitation peuvent exister, qui surviennent au sein même des familles, hors de tout circuit "commercial" ou mafieux.
Comité contre l'esclavage moderne
http://www.ccem-antislavery.org/

