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Ce billet hommage à Papy est paru sur LES ARTS en novembre 2006
Ah!!! si j' étais poétesse....
Je choisis aujourd'hui de publier d'autres poémes sur :
LA PLANETE
l
TERRE, ON T'EGRENELa folie humaine Ravage sans peine Ton manteau de laine Où vit cette veine Nourissant la chaîne Qui est notre rêne ; Pourquoi tant de haine Envers ton haleine Qui emplit nos plaines D’une eau sereine Arrosant la graine Contenant nos gènes
Henry CANAAN
UN AUTRE TEMPS
Où est-il passé ce bon temps, Que savait laisser prospérer Tranquillement nos grands-parents ; Et qui leur laissait savourer De la vie tous ces doux instants, Comme l’avaient fait leurs pères Goûtant la joie dêtre vivant, Tout en protégeant la terre ; Que penseraient-ils maintenant Nous voyant courir vers l’enfer, Oubliant de prendre le temps D’écouter la terre pleurer.
Henry CANAAN
Petit hommage à un ami bloggeur qui est édité sur plusieurs blogs mais qui se souvient que je fus sa première "éditrice de blog". Il est maintenant "une star des médias", passage sur Europe 1, article dans un magazine littéraire ce mois de février !!! Ce poéme d'un de ses amis m'a interpellé et Papy m'en a autorisé la publication. GALERE
Toi et ta gueule de métèque, toi sans ouvrage, Ici, tu vis terré, dans des barres en béton, Avec la déchéance, avec le chômage, Leur rue est ta station, HLM est leur nom. Toi, ni roi, ni prince, toi le berger sans foi, Dénué de raison, tu n'as plus de pouvoir. Abandonné, sans famille, tu erres dans le noir Dans un monde illusoire: société de non-droit. Toi le smicar, qui n'survit que d'alloc, Tu vagabondes de désarroi en désespoir. Tu as perdu la foi et fumes des pétards. Dans l'insalubrité: celle de bric et broc Tu te saoules de piquette, tu te bourres de médocs Qui te maintiennent à bord: seules lumières de tes soirs. Toi "l'heureux qui comme Ulysse" Artiste de tes doigts, orateur exalté, Abandon, solitude et inutilité: Firent de ton long voyage: une vie de galère. JO, Frappe à sa porte, sors-le de sa torpeur! Prête-lui ta main forte, donne lui de la chaleur! Qu'il oublie, un instant, Qu'il oublie ses cassures, Celles de son quotidien: vinaigre de sa blessure. Je ne suis ni prophète, Ni bon samaritain, Juste un humain.
J. SCARDONE Janvier 2007
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