Fort de son succès depuis la rentrée,
Michel Drucker organise le premier
le samedi 3 février à 20h50.
Cette fois, le plateau itinérant de Tenue de Soirée s’installera sur
l’esplanade des Quinconces de Bordeaux.
monument aux Girondins sur l'esplanade des Quinconces
Voici quelques chiffres relatifs à Tenue de soirée :
1050 m2, c’est la superficie du chapiteau de Tenue de soirée (30 m x 35 m), baladé de ville en ville.
250, c’est le nombre de personnes mobilisées sur le direct de Tenue de soirée, artistes, techniciens, musiciens, etc.
25,3 %, c’est part d’audience moyenne des quatre émissions diffusées depuis septembre.
Près de 5 millions de téléspectateurs en moyenne ont suivi l’ensemble des Tenue de soirée.
Seront présents :
Nicolas Canteloup, Gérard Jugnot, Nolwenn Leroy, Laura Pausini, Pascal Obispo, Maurane, Sheila, Bixente Lizarazu, Christophe Alévêque, une séquence Medley années 80 (avec Rose Laurens, Jean-Pierre Mader, Jean Shultheis, Desireless), Hugues Aufray (accompagné par la chorale du Conservatoire de Bordeaux), Sophie Davant, Marcel Amont, l’Orchestre National de Bordeaux Aquitaine et le ballet de l’opéra National de Bordeaux. Nous reverrons également en image le duo Serge Lama-Laurent Gerra. Au cours de cette soirée prestigieuse, les variétés seront accompagnées par le grand orchestre de Tenue de Soirée dirigé par Fred Manoukian. Michel Drucker mettra également en exergue tout ce qui fait la renommée et la richesse de la ville, lieux incontournables, personnages emblématiques, richesses artistiques et sportives…
***Ce même soir***
à quelques dizaines de mètres des Quinconces,
sur l'un des plus belles allées de la ville :
Les allées de Tourny
PAS DE TENUE DE SOIREE POUR
les enfants de don Quichotte qui soupent.
Il est 2Oheures, lors de mon premier passage. Sous une grande tente, genre Barnum, des hommes et des femmes sont attablés, de chiens circulent, je me rends pour la première fois sur le terrain, prés d’eux. Un homme n’est pas à table, j’entame une conversation avec lui, demandant principalement de quoi ils ont besoin.
Il appèle le « responsable du campement, un homme d’une trentaine d’années, grand qui me dit qu’en fait ils ont besoin d’argent 5, 10, 20 eus, ce que je peux. Je ne donne par principe jamais d’argent, je préfère même si cela me revient plus cher acheter ce dont la personne a besoin. Une fois à un S.D.F qui faisait la manche j’ai demandé ce qu’il voudrait manger : une baguette et un camembert, je suis allée lui acheter.
Il me dit que nous pouvons envoyer des spams au maire de la ville.
Je suis un peu pressée, je repasse donc vers 22heures, dans un barbedue brûle des planches,
ils sont tous autour de ce feu
et une femme m’invite à m’assoeir. Je discute avec elle et un homme vient se joindre à nous.
Je redis que je ne donnerais pas d’argent, la femme me répond :
vous avez bien raison car vous ne savez pas ou cela passera
et en me montrant sa bouteille de vin me dit on le boirait.
Un homme : tu me files un joint.
Je vais donc repasser demain dimanche avec une couverture. Cela pour des raisons personnelles ne sera pas possible.
Lundi 5 février environ 11 heures du matin
je suis à nouveau sur place, les hommes et les femmes prennent le café pour ceux qui sont levés. La femme d’hier m’en propose un que j’accepte et je m’assieds avec eux.
Le « chef de campement » dresse la
liste des courses à faire.
Je demande si je peux poser quelques questions pour les amis de blog, qui sont loin de la réalité.
Entre nos blocs bien propres, les mails de Paris et le terrain il y a une différence énorme.
Alors la grande méfiance, ils savent ce qu’est un blog mais craignent énormément que l’on ne se servent de nous et d'eux et que « çà nous retombe sur le dos » dira l’un d’entre eux.
Je ne pose et n’obtiens de réponse que sur des sujets sans risque, sinon ils font comme si ils n’avaient pas entendu.
Il ont de l’eau, mais non portable, de nombreux packs d’eau minérale sont entassés.
Pour la douche en général ils ne paient pas le bain public, selon la personne qui tient la caisse, sinon cela coûte 3 eus.
Un monsieur arrive avec un paquet de madeleines, s’assied parmi nous et le paquet est vidé en quelques minutes.
Les chiens viennent quémander, ils n’auront rien, leur repas des croquettes.
Un jeune me demande une cigarette et je discute avec une jeune fille arrivée depuis peu.
Au début du campement il y avait environ 75 personnes le campement est maintenant scindé en deux. Sur les allées il reste environ une quinzaine de tente.
Un homme me dit que leur pire ennemie est l’humidité qui les envahie la nuit. Je vais très vite comprendre car mes pieds et mes mains se crampent. Ils sont prévenants, pour mes bottes en daim beige, pas malin de ma part de les avoir mises avec ce crachin et le sol du campement, fait de cartons qui prennent l’humidité. C’est l'humidité qui me fera partir.
Dans mon sac il y avait quelques vêtements et une couverture.
Je les quitte en demandant la
permission de faire des photos, accordée à condition et c’est normal de ne pas les photographier eux.
Le chef de camp me dit de repasser plus longuement mais je lui explique qu’en plus du fait de venir en ville, le gros problème est de se garer. Les places sont introuvables et les parkings forts onéreux.
Voilà, si vous avez un campement près de chez vous je ne peux que vous engager à vous y rendre.
Campement du canal saint Martin
Campement sur les allées de Tourny à Bordeaux
Place de la comédie l’un des plus beaux bâtiments
de la ville, les enfants de don quichotte sont installés
juste en face
Ce mini reportage a été réalisé
sur le
TERRAIN,
pour Main dans la main et dans l'esprit de ce blog,
dans
l'ACTION
Si un campement se trouve près de chez vous, suite au mail reçu des enfants de don Quichotte, je ne puis que vous demander de vous y rendre.

















